Au premier trimestre 2025, la République démocratique du Congo a enregistré des recettes publiques de 5 723,3 milliards de francs congolais, dépassant les prévisions de 9 %. Cependant, les dépenses ont atteint 7 470,8 milliards de CDF, soit 125,2 % des prévisions, creusant un déficit budgétaire de 1 747,8 milliards de CDF. Cette situation met en lumière les défis persistants de la gestion budgétaire du pays.

Les caisses de l’État congolais ont enregistré, au premier trimestre 2025, des recettes de 5 723,3 milliards de francs congolais (environ 2 milliards USD), dépassant les prévisions de 9 %. Cette performance, portée par les régies financières, contraste avec des dépenses publiques qui ont atteint 7 470,8 milliards de CDF, soit 125,2 % des prévisions, creusant le déficit budgétaire à 1 747,8 milliards de CDF.
La Direction générale des impôts (DGI) a collecté 578,2 milliards de CDF en impôts directs et indirects, la Direction générale des douanes et accises (DGDA) a mobilisé 342,1 milliards de CDF en recettes douanières et accises, et la Direction générale des recettes administratives, domaniales, judiciaires et de participations (DGRAD) a généré 251,4 milliards de CDF en recettes administratives.
Malgré ces résultats, les dépenses ont largement dépassé les prévisions, notamment en raison des frais de fonctionnement des institutions et ministères (526,1 milliards de CDF), de la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État (366,4 milliards de CDF) et des subventions/rétrocessions aux régies financières (14,2 milliards de CDF).
Au 17 avril 2025, la balance des opérations financières de l’État affichait un excédent de trésorerie de 75,5 milliards de CDF.
Pour avril 2025, le gouvernement prévoit de mobiliser davantage de recettes publiques, notamment grâce au paiement du solde de l’impôt sur le bénéfice et profit pour l’exercice fiscal 2024.
Toutefois, la persistance de l’insécurité dans l’est du pays, où plusieurs localités stratégiques sont sous contrôle rebelle, perturbe le fonctionnement de l’administration publique et freine l’activité économique, mettant en péril près d’un milliard de dollars de recettes publiques attendues pour l’année.
— Peter MOYI





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