La modernisation des infrastructures de transport revient au centre des priorités économiques en République démocratique du Congo. En marge de la 13ᵉ Conférence des gouverneurs tenue à Bandundu du 24 au 28 mars 2026, le président Félix Tshisekedi a effectué une visite d’inspection au port de l’Office national des transports, avec à la clé l’annonce du lancement d’études en vue de sa réhabilitation, selon un communiqué du ministère des Transports.
Un projet structurant pour les échanges et l’économie régionale
Cette initiative vise à remettre à niveau une infrastructure jugée essentielle pour le transport fluvial, dans une région où les voies navigables restent un levier stratégique pour les échanges commerciaux et la mobilité des biens. Le port de Bandundu joue en effet un rôle clé dans la connexion entre Kinshasa et l’intérieur du pays, notamment pour l’acheminement des produits agricoles et des marchandises.
La visite présidentielle s’inscrit dans une démarche plus large d’évaluation des infrastructures stratégiques, avec pour objectif d’identifier les actions prioritaires à engager pour soutenir la relance économique. Dans son discours de clôture de la conférence, le chef de l’État a ainsi instruit le gouvernement d’accélérer la réhabilitation de plusieurs axes structurants, dont la route nationale n°17 sur le tronçon Mongata–Bandundu, ainsi que l’amélioration des routes de desserte agricole.
Au-delà du port, ces orientations traduisent une volonté de renforcer l’intégration économique des provinces, en réduisant les coûts logistiques et en facilitant la circulation des biens et des personnes. La remise à niveau des équipements portuaires et des infrastructures associées apparaît comme un préalable pour améliorer la compétitivité des échanges et soutenir les activités économiques locales.
Dans un pays où les contraintes logistiques constituent un frein majeur au développement, l’investissement dans les infrastructures de transport est également perçu comme un levier de création d’emplois et de réduction de la pauvreté. Reste désormais à traduire ces annonces en projets opérationnels, dans un contexte budgétaire contraint où la priorisation des investissements devient déterminante.
— M. KOSI


