Les régies financières de la République démocratique du Congo ont mobilisé 1 605,2 milliards de francs congolais, soit environ 654 millions de dollars, au 26 mars 2026, selon le tableau de suivi de la situation financière de l’État produit par la Banque centrale du Congo. Sur la même période, les dépenses publiques ont atteint 2 599,8 milliards de CDF, soit plus d’un milliard de dollars, creusant un écart significatif entre recettes et décaissements.
La Direction générale des impôts constitue le premier contributeur aux recettes avec 631,7 milliards de CDF au titre des impôts directs et indirects. La Direction générale des douanes et accises suit avec 578,5 milliards de CDF. La Direction générale des recettes administratives, domaniales, judiciaires et de participation apporte 395,0 milliards de CDF.
Du côté des dépenses, les salaires des agents et fonctionnaires de l’État représentent le poste dominant avec 1 086,3 milliards de CDF, soit près de 42 % des décaissements totaux. Les frais financiers, correspondant au service de la dette, atteignent 37,0 milliards de CDF.
Pour le mois de mars, le plan de trésorerie prévoyait des recettes de 1 881,2 milliards de CDF contre des dépenses de 2 183,2 milliards, confirmant un déficit structurel mensuel. Les opérations financières de l’État ont été soutenues à la fois par les recettes des régies et par les ressources issues des émissions de titres publics sur le marché domestique.
La BCC conclut que le premier trimestre 2026 reste marqué par une expansion des dépenses dans un contexte de faible mobilisation des ressources publiques, une tension budgétaire qui justifie la préparation d’une loi de finances rectificative attendue à la session parlementaire de mars.
— Peter MOYI


