Le ministère des Infrastructures et Travaux publics, l’ACGT et la firme égyptienne Arab Contractor lancent les premières étapes techniques d’un projet routier de 380 km entre Kananga et Ilebo. L’objectif est de faciliter les échanges dans le Grand Kasaï et de relier cet espace au port fluvial d’Ilebo.
Sur instruction du ministre des Infrastructures et Travaux publics, le Directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzau, a reçu le Directeur général adjoint d’Arab Contractor, en présence notamment de son adjoint Jean-Claude Mido Mbuete. Cette rencontre intervient après la signature d’un protocole d’accord entre le ministère et la firme égyptienne pour la modernisation des routes nationales RN 41 et RN 20. L’axe concerné couvre 380 km, reliant Kananga, dans le Kasaï-Central, à Ilebo, dans la province du Kasaï, en passant par Demba, Tshibumbula et Mweka. Pour une région où les routes restent souvent difficiles d’accès, ce type d’investissement vise à réduire les coûts de transport et à améliorer la circulation des biens et des personnes.
Organisation du projet et premières étapes techniques
Les échanges ont permis de définir clairement le rôle de chaque acteur. Le ministère des Infrastructures et Travaux publics assurera le pilotage stratégique du projet. Il coordonnera les institutions impliquées, validera les grandes orientations et garantira le cadre administratif et réglementaire. Cela signifie concrètement que l’État fixe la direction du projet et tranche les décisions engageant les finances publiques.
Arab Contractor, pour sa part, interviendra sur les études techniques nécessaires à la faisabilité. L’entreprise devra proposer des solutions d’ingénierie adaptées aux contraintes du terrain, comme la nature des sols ou les conditions climatiques. Elle participera aussi à la mise en place du schéma de financement. Son approche dite EPC+F regroupe l’ingénierie, la construction et la recherche de financement dans un même dispositif, ce qui permet d’avancer plus rapidement sur des projets d’infrastructures complexes.
L’ACGT jouera un rôle de contrôle et d’encadrement technique. Elle définira les termes de référence des études, supervisera les investigations sur le terrain et validera les options retenues. L’agence devra également veiller au respect des normes et standards, tout en protégeant les intérêts techniques, financiers et juridiques de l’État. Ce dispositif vise à éviter des dérives de coûts ou des choix techniques inadaptés.
En parallèle, une équipe d’ingénieurs de l’ACGT doit se rendre à Ilebo le vendredi 17 avril 2026 pour mener des études sur la modernisation de l’aérodrome de la ville. Cette intervention complète le projet routier, avec l’idée de renforcer plusieurs modes de transport dans la zone et de soutenir les échanges avec le fleuve Congo.
— Joldie KAKESA


