Une réunion de travail s’est tenue le 28 avril 2026 au ministère des Mines entre les autorités congolaises et une mission du Fonds monétaire international. Les échanges s’inscrivent dans la troisième revue du Programme économique du Gouvernement et ont porté sur les réformes en cours dans le secteur minier.
Organisée au cabinet du ministre des Mines, la rencontre a été présidée par le directeur de cabinet, Michel Kaswa, représentant le ministre. Elle a réuni Jean-Marie Kanda, conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines, Énergie et Hydrocarbures, ainsi que des experts de la Primature, aux côtés de la délégation du FMI. Cette configuration montre que les discussions dépassent le seul ministère des Mines et concernent plusieurs niveaux de décision au sein de l’État.
Les échanges ont porté sur les évolutions récentes du secteur minier, qui reste un pilier de l’économie congolaise. Les mines jouent un rôle central dans les exportations et dans les recettes publiques, c’est-à-dire les revenus que l’État tire notamment des taxes et redevances. Dans ce contexte, le suivi du secteur devient un enjeu direct pour les finances publiques et la stabilité économique. Les participants ont également examiné l’état d’avancement des réformes engagées, qui visent à améliorer la gouvernance du secteur, autrement dit la manière dont les activités minières sont encadrées, contrôlées et suivies par les autorités.
Un autre point abordé concerne les perspectives de coopération avec les partenaires techniques et financiers. Pour la RDC, ces partenariats permettent d’accompagner les réformes, d’apporter un appui technique et de renforcer certaines capacités institutionnelles. Le FMI, dans ce cadre, joue un rôle de suivi et d’évaluation du programme économique, en s’assurant que les engagements pris sont respectés.
À l’issue de la réunion, les différentes parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer la coordination entre les institutions impliquées et à assurer un suivi rigoureux des recommandations formulées par la mission du FMI. L’objectif reste de consolider la gouvernance du secteur minier et d’en faire un levier plus efficace pour le développement économique du pays.
— Peter MOYI


