Le ministère de l'Économie nationale a ouvert le 22 octobre à Kinshasa l'atelier de validation technique de sa politique sectorielle 2026-2030. Le document repose sur cinq axes, de la production locale à la formalisation de l'informel, qui pèse près de 80 % de l'économie selon le diagnostic validé en octobre.

Le ministère de l’Économie nationale a ouvert le 22 octobre à Kinshasa l’atelier de validation technique de sa politique sectorielle 2026-2030. Le document repose sur cinq axes, de la production locale à la formalisation de l’informel, qui pèse près de 80 % de l’économie selon le diagnostic validé en octobre.
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a ouvert l’atelier le jeudi 22 octobre, en présence de cadres de l’administration, d’experts et de partenaires techniques et financiers, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le document veut faire passer l’économie congolaise d’une logique de résilience face aux chocs à une transformation structurelle, fondée sur les capacités productives et une meilleure intégration des marchés.
La politique s’articule autour de cinq axes. Le premier est la promotion de la production nationale et de l’emploi, pour réduire progressivement la dépendance à certains produits importés. Le deuxième porte sur les espaces productifs et commerciaux, avec une meilleure liaison entre les bassins de production et les centres de consommation. Le troisième renforce la régulation du marché intérieur, afin de favoriser une concurrence plus équilibrée. Le quatrième concerne la formalisation du secteur informel et le cinquième les capacités institutionnelles du ministère. À l’ouverture, Daniel Mukoko Samba a insisté sur la nécessité de mieux connecter les territoires et de faciliter les échanges entre provinces.
Le ministre avait lancé le 25 septembre 2025 les travaux de ce document, selon Radio Okapi. Le processus compte quatre phases: préparation, diagnostic et évaluation, formulation des priorités et des programmes, puis validation et adoption. L’atelier du 22 octobre appartient à la dernière. Il précède la validation politique du texte. Lors du lancement, le représentant résident du PNUD en RDC, Damien Mama, avait présenté l’initiative comme une étape décisive vers un cadre stratégique clair pour la politique économique nationale.
Le quatrième axe rejoint la stratégie de formalisation de l’économie informelle. Trois documents stratégiques sur ce sujet ont été validés à l’unanimité, avec amendements, lors d’un atelier technique à Kinshasa, rapporte Actualité.cd dans un article du 13 octobre. Le diagnostic présenté indique que près de 80 % de l’économie congolaise relève du secteur informel. Les enjeux cités sont la création d’emplois décents, la productivité des entreprises, la protection sociale et l’élargissement de l’assiette fiscale.
Le PNUD a appuyé le diagnostic de l’économie informelle et pourrait accompagner la mise en œuvre, d’après la même source. L’Organisation internationale du Travail (OIT) s’est dite disponible pour soutenir l’initiative. Le principal mécanisme prévu est le statut de l’entreprenant, inscrit dans le cadre juridique de l’OHADA, qui doit faciliter l’entrée des petits opérateurs dans le secteur formel.





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