Plus d'un million de tonnes de cuivre se sont accumulées aux États-Unis dans l'attente d'une décision de Donald Trump sur des droits de douane sur le cuivre affiné. Les entrepôts américains détiennent environ 70 % des stocks visibles mondiaux, tandis que les prix grimpent hors des États-Unis malgré un excédent mondial.

Plus d’un million de tonnes de cuivre se sont accumulées aux États-Unis dans l’attente d’une décision de Donald Trump sur des droits de douane sur le cuivre affiné. Les entrepôts américains détiennent environ 70 % des stocks visibles mondiaux, tandis que les prix grimpent hors des États-Unis malgré un excédent mondial.
La menace de droits de douane sur le cuivre affiné a fait monter les stocks américains à plus d’un million de tonnes métriques, selon Reuters le 14 octobre. Les entrepôts agréés du Comex, la Bourse américaine des métaux, détiennent environ 70 % des stocks visibles de cuivre dans le monde. Leurs stocks ont augmenté de près de 750 % depuis la fin de février 2025, pour dépasser 714 000 tonnes. Les stocks du London Metal Exchange (LME) à La Nouvelle-Orléans et à Baltimore ont progressé de 44 % depuis la mi-août, à près de 130 000 tonnes. Macquarie estime les stocks américains totaux, sur et hors Bourse, à environ 1,6 million de tonnes.
Les flux vers les États-Unis ralentissent, car les négociants attendent la décision du président. Le plan proposé prévoit un droit de 15 % sur les importations de cuivre affiné à partir du 1er janvier 2027, puis de 30 % en 2028. Le ministère du Commerce devait remettre son rapport sur le marché intérieur avant le 30 juin, et aucune décision n’a été annoncée. Alice Fox, de Macquarie, juge que le scénario le plus probable est celui d’une échéance de janvier qui passe sans décision.
Le cuivre américain s’est longtemps vendu plus cher que celui de Londres. Cet écart, net des frais de fret et d’assurance, a dépassé 3 000 dollars la tonne en juillet 2025. Il est tombé à environ 310 dollars, un niveau trop faible pour rendre les expéditions rentables de façon régulière, selon Reuters. Le 10 septembre, la prime avait même basculé en territoire négatif après un article faisant état d’un blocage du plan, d’après Mining Weekly.
Hors des États-Unis, la rareté du métal soutient les prix malgré un excédent mondial. Le LME a atteint un record de 14 875 dollars la tonne en septembre. Le Comex a touché 15 057 dollars la tonne le 22 septembre.
La RDC exporte son cuivre aux cours internationaux et reste donc exposée à ces mouvements. Le cuivre dépassait 12 000 dollars la tonne début 2026 et atteignait 12 885 dollars selon la Banque centrale du Congo, d’après l’ACP. Le complexe de Kamoa-Kakula, exploité par Ivanhoe, a produit 76 401 tonnes de cuivre vendable au troisième trimestre, dans une fourchette annuelle de 290 000 à 310 000 tonnes.





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