L'entourage de l'ancien directeur général de l'ARSP, Miguel Kashal Katemb, conteste les propos de son successeur. Il avance plus de 12 000 attestations délivrées entre janvier 2023 et février 2026, contre 80 évoquées entre 2020 et 2025, et demande la liste des entreprises liées aux 20 milliards de dollars cités.

L’entourage de l’ancien directeur général de l’ARSP, Miguel Kashal Katemb, conteste les propos de son successeur. Il avance plus de 12 000 attestations délivrées entre janvier 2023 et février 2026, contre 80 évoquées entre 2020 et 2025, et demande la liste des entreprises liées aux 20 milliards de dollars cités.
La cellule de communication de Miguel Kashal Katemb, ancien directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), a publié le 22 octobre un communiqué signé par Trésor Mwaka. Elle y répond à Ted Beleshayi Kasanda, l’actuel directeur général, et dénonce des « polémiques stériles » nées de ses propos lors du Space live de Stanis Bujakera Tshiamala, le mardi 20 octobre. Lors de cet échange, Ted Beleshayi avait dit attendre les résultats d’un audit avant de se prononcer sur la gestion de son prédécesseur.
Le directeur général avait évoqué 80 attestations délivrées entre 2020 et 2025, rapporte Actualité.cd. La cellule juge ce chiffre erroné et s’appuie sur la numérotation des documents. Les premières attestations signées par Miguel Kashal en janvier 2023 portaient le numéro 4 100, contre 16 800 en février 2026. Elle en déduit que plus de 12 000 attestations ont été délivrées en un peu plus de trois ans. Elle fait aussi état d’une base de données passée de 4 000 sous-traitants enregistrés en 2023 à plus de 16 000 en janvier 2026.
La cellule rejette l’idée que l’ARSP ait fonctionné comme un groupe de racketteurs sous la direction de Miguel Kashal et assure qu’aucun racket n’a été toléré. Lors du Space live, Ted Beleshayi avait déclaré que « pour une autorité de régulation, quand vous perdez de crédibilité, du coup, vous passez pour des racketteurs ». Le communiqué met le directeur général au défi de publier la liste des entreprises qui auraient, selon lui, indûment perçu 20 milliards de dollars de marchés, avec les noms des donneurs d’ordre et des sous-traitants concernés.
Pour défendre sa gestion, la cellule affirme que le personnel n’a connu aucun arriéré de salaire en trois ans et huit mois. Elle attribue à Miguel Kashal l’élaboration de la loi sur le contenu local, la révision de la loi sur la sous-traitance promulguée le 30 juin 2026 et un mécanisme de publication des appels d’offres mis en place avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Elle cite aussi l’ouverture de la sous-traitance aux hydrocarbures, à l’aviation et aux télécommunications.
Elle cite enfin le ministre de l’Entrepreneuriat, Louis Watum Kabamba, qui évoquait en juin 2025 près de 1 400 contrats d’une valeur de plus de 2 milliards de dollars remportés par des entreprises congolaises, ainsi que le programme de financement Vunga, lancé avec la Rawbank avec un capital initial de 200 millions de dollars.
Le communiqué rappelle que Miguel Kashal ne s’en était pas pris publiquement à son prédécesseur à son arrivée en 2022. Il invite l’actuel directeur général à la réserve qu’impose sa fonction.





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