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Cobalt : la RDC accélère la structuration de la production artisanale

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Le marché mondial du cobalt évolue rapidement, et la RDC cherche à renforcer sa place dans les chaînes d’approvisionnement. À Shanghai, lors du forum Fastmarkets Battery Raw Materials 2026, des responsables du secteur ont échangé sur les avancées et les prochaines étapes de la production artisanale.

Invité à ces discussions, Eric Kalala a participé à plusieurs rencontres, dont un échange avec Dinah McLeod, directrice générale du Cobalt Institute, et un panel sur les marchés du nickel et du cobalt avec des organisations internationales. Au cœur des échanges : le rôle de la RDC et les efforts engagés pour mieux structurer un secteur longtemps dominé par l’informel.

En deux ans, des progrès concrets ont été enregistrés. Environ 1 000 tonnes de cobalt artisanal traçable ont été produites. Des standards ont été mis en place pour répondre aux exigences du marché international, et les circuits d’exportation ont été relancés dans un cadre plus sécurisé. La traçabilité consiste à suivre le minerai depuis son extraction jusqu’à sa vente, afin de garantir son origine et ses conditions de production.

Des défis économiques et humains à gérer

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Les discussions montrent que le débat a changé. La question n’est plus de savoir comment organiser le secteur artisanal, mais comment le développer à plus grande échelle. Cela suppose des investissements supplémentaires et une meilleure coordination entre les acteurs.

Trois priorités ressortent. D’abord, rapprocher les exigences des industriels des réalités du terrain. Les entreprises qui utilisent le cobalt, notamment dans les batteries, sont appelées à s’impliquer davantage dans l’organisation de la production.

Ensuite, financer la montée en puissance du secteur. La formalisation implique des coûts, par exemple pour la sécurité, le contrôle de qualité ou la traçabilité. Ces dépenses doivent être partagées entre les différents acteurs de la chaîne.

Enfin, renforcer la confiance. Pour accéder aux marchés internationaux, les producteurs doivent garantir la transparence, le respect des normes et la conformité des opérations. Cela devient une condition pour vendre sur les marchés mondiaux.

Au-delà des chiffres, les enjeux restent aussi humains. Les incidents récents sur certains sites rappellent la nécessité d’améliorer les conditions de travail et la sécurité des exploitants artisanaux. Dans un contexte de demande croissante pour les minerais utilisés dans les batteries, la production artisanale reste une réalité à encadrer plutôt qu’à supprimer.

— M. MASAMUNA

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