Kinshasa a accueilli cette semaine une initiative ambitieuse portée par l’Égypte et la République démocratique du Congo (RDC) : la semaine économique égyptienne. Ce rendez-vous inédit a réuni des responsables politiques, des chefs d’entreprise et des experts dans l’objectif de poser les bases d’une coopération renforcée, notamment dans le domaine de l’entrepreneuriat.
Lors de son discours d’ouverture, le ministre de l’Industrie, Louis Watum Kabamba, a mis en lumière l’importance de cette rencontre. Pour lui, l’entrepreneuriat est une clé de voûte pour le développement économique de la RDC. « Investir dans nos entrepreneurs, c’est investir dans l’avenir de notre pays », a-t-il affirmé. Le ministre a également exprimé sa reconnaissance envers le président Félix Tshisekedi pour son engagement en faveur d’une classe d’affaires congolaise forte et influente.
Le gouvernement congolais, a-t-il expliqué, s’est engagé dans une série de réformes pour rendre le pays plus attractif aux investisseurs étrangers. Parmi ces mesures figurent une fiscalité avantageuse et des efforts pour améliorer le climat des affaires. L’objectif est clair : permettre aux entreprises locales, en particulier les petites et moyennes entreprises, de prospérer malgré les obstacles qu’elles rencontrent encore.
Au-delà des mots, cette collaboration offre des perspectives concrètes. Les délégations égyptiennes, composées de chefs d’entreprises et de responsables économiques, ont partagé leur savoir-faire en matière d’industrie et de gestion. L’ambassadeur égyptien, Hasham Abdel Salam, a rappelé que les PME jouent un rôle crucial dans la création d’emplois et le soutien à l’innovation. Ces échanges visent à ouvrir des opportunités pour les entrepreneurs congolais d’accéder à des marchés et des financements nouveaux.
Serge Bingoto, représentant de la Chambre de commerce Égypte-RDC, a insisté sur l’importance de ce type de partenariat pour consolider les relations économiques entre les deux pays. À ses yeux, l’entrepreneuriat est non seulement un outil de croissance, mais aussi un pont entre les peuples. Cette vision trouve un écho chez Yousrey Elsharkawi, président de l’Association des hommes d’affaires égyptiens africains, qui voit dans cette collaboration une occasion de renforcer les liens entre les opérateurs économiques des deux nations.
Le ministre congolais a cependant tenu à rappeler que la tâche reste immense. Les défis auxquels sont confrontées les PME congolaises, de l’accès limité aux financements à la complexité administrative, nécessitent une attention soutenue. Mais avec des initiatives comme cette semaine économique, il est convaincu que des progrès significatifs peuvent être réalisés. « Les grandes transformations commencent par de petits pas », a-t-il conclu.
Cet événement a donc permis de poser les bases d’une coopération qui pourrait transformer durablement le paysage entrepreneurial en RDC. À mesure que les échanges s’intensifient, l’objectif reste d’assurer un transfert de compétences et de ressources qui profitera directement aux populations locales.
— M. MATUVOVANGA


