Dans un arrêté signé le 22 mai, le ministre des Mines, Louis Kabamba Watum, a annoncé la suspension, pour une période de trois mois, de toutes les activités minières dans les territoires de Mwenga et de Shabunda dans la province du Sud-Kivu.
Cette décision fait suite à la recrudescence de l’exploitation illégale des minerais dans cette partie de l’Est de la République démocratique du Congo. Le gouvernement évoque une multiplication d’activités minières clandestines, dénoncées aussi bien par les services administratifs que par certaines enquêtes parlementaires.
Par ailleurs, le gouvernement affirme vouloir reprendre le contrôle d’un secteur considéré comme stratégique, mais régulièrement accusé d’alimenter l’insécurité et les circuits frauduleux dans la région.
Dans la foulée, il estime que ces exploitations illicites contribuent au financement d’activités susceptibles de déstabiliser les institutions du pays.
« (…) Considérant la nécessité de rétablir l’ordre public et de réglementer l’exploitation des
substances minérales dans cette partie du territoire national en conformité avec les nomnes en
matière de transparence et de traçabilité des substances minérales ; Considérant la nécessité de prendre les mesures coercitives et/ou correctives en vue de l’éradication de la fraude minière ainsi que de l’exploitation illicite des minerais dans cette partie du pays (…) », peut-on lire dans cet arrêté.
Il sied de signaler qu’une mission de contrôle de l’Inspection générale des Mines, accompagnée d’autres services de l’État sera déployée sur le terrain. Sa mission : identifier les responsables des irrégularités dénoncées, vérifier la légalité des opérations minières et proposer d’éventuelles sanctions ou mesures correctives.
Eldad B.


