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Kinshasa prévoit sept lignes de tramway pour réduire les embouteillages

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Le gouvernement congolais veut accélérer le projet de tramway à Kinshasa afin d’améliorer la circulation dans une capitale confrontée à des embouteillages quotidiens et à une pression démographique croissante. Le plan présenté par le ministère des Travaux publics et Infrastructures prévoit la mise en place de sept lignes intercommunales interconnectées. La première phase concerne la liaison entre la Gombe et l’aéroport international de N’djili, avec une signature officielle du contrat annoncée pour 2026 et une mise en service envisagée en 2027.

Le projet a été examiné lors d’une séance de travail présidée par le ministre des Travaux publics, John Banza. Selon les informations communiquées par le ministère, ce futur réseau de transport de masse sera développé dans le cadre d’un partenariat public-privé associant l’État congolais, le consortium Prime Tramways Kinshasa et le groupe Power China. Le pilotage technique a été confié à l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).

La future ligne Gombe–N’djili est présentée comme un axe stratégique pour la mobilité urbaine. Pour contourner les embouteillages et limiter les perturbations provoquées par les inondations, le projet prévoit notamment la construction d’un tunnel et d’un viaduc. Le gouvernement explique aussi que le tramway utilisera une énergie autonome, indépendante du réseau de la SNEL, afin d’éviter une pression supplémentaire sur l’alimentation électrique des ménages.

Un projet présenté comme un levier pour l’économie urbaine

À Kinshasa, les déplacements reposent encore principalement sur les taxis-bus, les taxis collectifs et les motos. Ce système peine à répondre aux besoins d’une ville qui compte plusieurs millions d’habitants et où les temps de trajet peuvent fortement ralentir les activités économiques. Pour les autorités, le tramway doit permettre de fluidifier la circulation, réduire le temps passé dans les transports et améliorer la sécurité des usagers.

Le projet est aussi présenté comme une infrastructure capable de réorganiser les flux urbains dans une capitale où la mobilité devient un enjeu économique. Des déplacements plus rapides peuvent faciliter l’accès aux zones d’activités, réduire certains coûts de transport et améliorer la productivité dans plusieurs secteurs.

Mais la réussite du projet dépendra de plusieurs facteurs. Le financement effectif des travaux, la gestion des emprises, l’entretien des infrastructures et l’intégration avec les autres moyens de transport seront déterminants. La question du prix des billets sera aussi suivie de près, car un transport de masse reste efficace seulement s’il demeure accessible à une grande partie de la population.

— M. KOSI

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