spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

Le dollar américain menacé par les alternatives monétaires des BRICS

Partager

Le billet vert conserve une place importante dans le commerce mondial, avec près de 59 % des réserves de change recensées fin 2021, selon « National Geographic ». Deux décennies auparavant, cette part atteignait environ 71 %. Malgré ce recul, le dollar reste très présent dans de nombreux échanges financiers, ce qui suscite un débat sur la possibilité de lui substituer une autre monnaie de référence.

Le groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) affiche une ambition grandissante de réduire l’emprise du dollar, en testant divers dispositifs pour promouvoir leurs monnaies nationales dans les transactions bilatérales. Une option plus audacieuse, évoquée par certains responsables, consisterait à mettre au point une monnaie commune afin de consolider leur poids économique. Cependant, ce projet exige une préparation minutieuse et une volonté politique partagée, ce qui ne se concrétise pas facilement.

À Washington, Donald Trump, nouvellement élu, a fait savoir qu’il ne resterait pas passif face à ces démarches. Cité par le « Financial Times », il a évoqué la possibilité de droits de douane pouvant grimper jusqu’à 100 % sur les produits importés depuis les nations BRICS, si celles-ci persistent à concevoir une monnaie rivale. Cette annonce reflète une stratégie visant à sauvegarder la prédominance du dollar, considérée comme un élément clé des intérêts économiques américains.

Sur le long terme, la réputation du marché financier américain et la confiance générale dont bénéficie encore la devise américaine restent deux piliers solides. Néanmoins, les initiatives portées par les BRICS pourraient accélérer la diversification monétaire, même si les changements ne se feront pas du jour au lendemain. Les choix stratégiques de chaque partie définiront la suite de ce bras de fer, dans un environnement où les alliances économiques évoluent rapidement.

M. MATUVOVANGA

En savoir +

A la Une