L’École nationale d’administration de la RDC vient d’être certifiée ISO 9001 par l’Agence française de normalisation (AFNOR). Elle devient la deuxième institution publique du pays à obtenir cette norme internationale de qualité, après la CNSSAP.
Depuis 11 mois, l’ENA est dirigée par Cédric Tombola Moke. Sous sa conduite, l’école a mis en place un système de management de la qualité qui a été passé au crible par trois audits successifs de l’AFNOR. Ce travail commence le 2 janvier 2025, avec une ambition claire : mettre l’ENA au niveau des meilleures écoles d’administration, en matière d’organisation interne et de gestion des services offerts aux usagers.
Le directeur général résume cette étape comme un moment fort pour l’institution :
« C’est avec une immense fierté que j’annonce que l’École nationale d’administration (ENA RDC), que j’ai l’honneur de diriger depuis 11 mois, vient d’être certifiée ISO 9001 pour son système de management de la qualité par l’AFNOR, au terme de trois audits. Ce système était en implémentation depuis le 2 janvier 2025, avec l’ambition de hisser l’ENA aux standards les plus élevés en matière de gouvernance et de bonnes pratiques administratives. »
Il salue aussi l’appui politique du vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, qui a fixé une ligne de réforme claire; moderniser l’ENA pour, à terme, moderniser l’État. Le directeur général met également en avant le travail des équipes internes, des pilotes et co-pilotes de processus. Tous ont accepté un rythme soutenu, entre rédaction des manuels de procédure, définition des indicateurs (KPI), analyse des risques et préparation des audits.
Ce que change la certification ISO 9001 pour l’ENA et ses usagers
La norme ISO 9001 ne se limite pas à un label affiché sur une plaque. Elle impose une façon de travailler plus structurée : description claire des tâches, contrôles réguliers de la qualité et suivi des résultats. Pour les usagers de l’ENA – futurs cadres de l’administration, partenaires, ministères – cela signifie des services mieux organisés, des délais plus prévisibles et une écoute plus systématique des remarques.
Pour l’institution, la certification pousse à améliorer en continu les méthodes de travail. L’ENA doit identifier ce qui fonctionne, corriger ce qui pose problème et documenter chaque étape. Ce cadre facilite aussi les échanges avec les partenaires internationaux, car ISO 9001 est une référence partagée dans de nombreux pays.
En devenant la deuxième institution publique certifiée ISO 9001 en RDC, l’ENA envoie un signal : une partie de l’administration accepte de se soumettre à des standards internationaux de qualité. La question sera maintenant de maintenir ce niveau dans la durée, et d’étendre cette culture de la qualité à d’autres services de l’État.
— M. KOSI

