À partir du 13 avril 2024, les principaux marchés financiers américains et britanniques fermeront leurs portes aux métaux russes tels que l’aluminium, le nickel et le cuivre. Cette décision, annoncée par les autorités des États-Unis et du Royaume-Uni, bloque non seulement les nouvelles livraisons sur les bourses telles que le Chicago Mercantile Exchange (CME) et le London Metal Exchange (LME), mais aussi les importations de ces matériaux stratégiques provenant de Russie.
Cette mesure intervient dans un contexte de tensions accrues et vise explicitement à diminuer les revenus d’exportation de la Russie, largement perçus comme un soutien financier direct à ses opérations militaires en Ukraine. Selon les experts, les métiers de ces métaux génèrent des revenus substantiels pour l’économie russe, essentiels à la poursuite de ses engagements militaires.
Le CME a déjà commencé à publier sur son site internet une liste des marques russes qui seront exclues de la négociation sous forme de Warrants. Les stocks existants chez LME et CME seront quant à eux liquidés selon les règles habituelles.
Cette décision est susceptible d’avoir des répercussions significatives non seulement pour les producteurs russes, mais également pour les marchés globaux des métaux. L’aluminium, le nickel et le cuivre sont cruciaux pour de nombreuses industries, notamment l’automobile, l’aéronautique et l’électronique. Les experts anticipent une potentielle hausse des prix sur le marché mondial, ce qui pourrait inciter les acheteurs à chercher des fournisseurs alternatifs.
La réaction des marchés à cette nouvelle a été immédiate, avec des fluctuations notables des prix des métaux concernés dès l’annonce des sanctions. Cette situation souligne l’interdépendance des économies globales et les effets en chaîne que peuvent avoir de telles sanctions économiques.
Lepoint.cd.

