Eddy Kioni, fondateur et directeur général de Buenassa, interviendra les 13 et 14 octobre 2026 à Lusaka, en Zambie, lors de l’ACM 2026. Il participera à un panel consacré aux progrès technologiques dans la production de cathodes de cuivre de haute pureté, un enjeu directement lié à la transformation industrielle du secteur minier africain.
L’Afrique cherche aujourd’hui à réduire sa dépendance à l’exportation de minerais bruts. Cette question sera au centre des échanges à Lusaka, où plusieurs acteurs du secteur minier sont attendus pour discuter de la transformation locale du cuivre et de la montée en gamme industrielle du continent. Le panel auquel prendra part Eddy Kioni portera précisément sur les technologies nécessaires pour améliorer la qualité du cuivre transformé, notamment les cathodes de haute pureté, utilisées dans les équipements électriques, l’énergie et certaines technologies liées à la transition énergétique. L’enjeu est simple : produire localement des matériaux plus avancés permet de capter davantage de valeur et de limiter la dépendance aux marchés extérieurs.
La transformation locale au cœur du débat minier africain
La Zambie, qui accueille cette rencontre, figure parmi les principaux producteurs de cuivre en Afrique. Le pays s’impose comme un point stratégique pour discuter de cette évolution du secteur, au moment où plusieurs économies africaines veulent aller au-delà de l’extraction pour développer une véritable industrie de transformation. Ce basculement vers la production locale de produits semi-transformés ou finis peut générer des emplois, renforcer les capacités industrielles et améliorer les recettes publiques, notamment grâce à une meilleure valorisation des ressources naturelles.
Le parcours d’Eddy Kioni s’inscrit dans cette dynamique. À la tête de Buenassa, il dispose d’une expérience à la fois dans le secteur privé et dans les institutions publiques en RDC. Il a notamment occupé des fonctions de secrétaire exécutif au sein d’une commission économique et technique du gouvernement, de chef de cabinet dans un ministère et de conseiller auprès d’autorités nationales. Son expérience couvre le développement de projets industriels, la structuration d’investissements et la mise en place de partenariats entre l’État et le secteur privé, des éléments souvent présentés comme essentiels pour accélérer l’industrialisation du secteur minier.
Sa participation à l’ACM 2026 intervient dans un contexte où la RDC et la Zambie, deux acteurs majeurs du cuivre et du cobalt, cherchent à mieux valoriser leurs ressources. Les discussions prévues à Lusaka devraient ainsi porter sur les conditions concrètes de cette transformation : accès aux technologies, financement des infrastructures industrielles et mise en place d’un environnement favorable aux investissements.
— Peter MOYI


