La République démocratique du Congo et l’Angola organisent du 1er au 2 avril 2026 à Kinshasa la troisième édition de leur forum économique bilatéral, avec pour objectif de renforcer l’intégration sous-régionale et de fluidifier le commerce transfrontalier. Cette rencontre intervient dans un contexte où les échanges entre les deux pays restent encore freinés par des contraintes structurelles, notamment en matière de paiements, de logistique et de formalisation des activités commerciales.
Transactions financières, logistique et lutte contre la fraude au cœur des discussions
Ce forum vise à consolider les avancées des précédentes éditions tout en définissant des mesures concrètes pour améliorer les échanges économiques. Les discussions porteront notamment sur la facilitation des transactions financières, la sécurisation des paiements et le rôle des banques centrales dans la mise en place de mécanismes plus fluides entre les deux marchés. L’objectif est de réduire les coûts de transaction et de limiter les risques liés aux circuits informels, qui dominent encore une part importante du commerce transfrontalier.
La question de la gouvernance commerciale occupe également une place centrale. Les participants aborderont les enjeux liés à la formalisation des échanges, à la lutte contre la fraude et la contrebande, ainsi qu’à l’amélioration de la transparence dans les flux commerciaux. Cette approche vise à renforcer les recettes publiques tout en structurant davantage les activités des opérateurs économiques.
Au-delà des aspects financiers et réglementaires, plusieurs secteurs stratégiques seront examinés, notamment l’énergie, la pêche, le transport et la logistique. Dans le domaine énergétique, les échanges porteront sur le développement du commerce transfrontalier des produits énergétiques et sur les perspectives de coopération dans les hydrocarbures. Les discussions sur la pêche s’inscrivent dans une logique de création d’un marché commun des produits halieutiques, tandis que les questions de transport et d’infrastructures visent à améliorer la connectivité et à réduire les coûts logistiques.
À travers cette initiative, les autorités des deux pays cherchent à bâtir une coopération économique plus structurée, capable de soutenir la compétitivité des économies nationales et de réduire leur dépendance aux circuits extérieurs. La réussite de cette dynamique dépendra toutefois de la capacité à transformer les recommandations du forum en réformes effectives et en projets opérationnels.
— M. KOSI


