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Routes : mission d’évaluation sur le corridor Mbuji-Mayi–Kabinda financé à près de 940 millions USD

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La République démocratique du Congo veut accélérer la réhabilitation de près de 480 kilomètres sur la Route nationale n°2 (RN2), un axe qui relie Mbuji-Mayi à Kabinda puis à Mbanga, dans le centre du pays. Le projet est soutenu par la Banque mondiale à travers le Projet d’appui à la connectivité et au transport (PACT), financé à hauteur de 500 millions USD pour la première phase et 440 millions USD pour la seconde.

Une mission conjointe réunissant les autorités congolaises et les équipes de la Banque mondiale a récemment évalué l’état d’avancement des travaux sur ce corridor routier considéré comme stratégique pour les provinces du Kasaï oriental et de la Lomami. Le programme prévoit la réhabilitation de 280 kilomètres entre Mbuji-Mayi et Kabinda, puis d’un second tronçon d’environ 200 kilomètres entre Kabinda et Mbanga.

La RN2 joue un rôle important dans les échanges économiques du centre du pays. Sa dégradation progressive au fil des années a compliqué le transport des personnes et des marchandises, avec des conséquences directes sur les coûts logistiques, l’approvisionnement des marchés et la circulation des produits agricoles. Les autorités provinciales estiment que la modernisation de cette route pourrait contribuer à désenclaver plusieurs territoires et à améliorer les échanges entre les provinces concernées.

Kinshasa veut accélérer les travaux pendant la saison sèche

Durant cette mission, les équipes techniques ont inspecté plusieurs opérations en cours, notamment les travaux de compactage des terres, les opérations d’imprégnation avant le bitumage, la construction des caniveaux ainsi que certains aspects socio-environnementaux du projet. Les visites ont aussi concerné les bases-vie, la centrale à bitume et les carrières exploitées dans le cadre du chantier.

Le gouverneur de la Lomami, Iron-Van Kalombo, a rappelé que cette infrastructure reste essentielle pour les populations locales et pour la circulation des activités économiques dans cette partie du pays. À l’issue des inspections, les autorités ont demandé une accélération des travaux afin de tirer profit de la saison sèche, généralement plus favorable à l’exécution des projets routiers en RDC.

Le gouvernement congolais multiplie actuellement les programmes de réhabilitation des routes nationales afin de renforcer les connexions entre les provinces et de soutenir le commerce intérieur. Pour plusieurs analystes, l’état des infrastructures routières reste l’un des principaux obstacles à la croissance économique du pays. Dans plusieurs régions, les difficultés de transport continuent d’augmenter les coûts de production et de ralentir les échanges commerciaux.

Les partenaires internationaux, dont la Banque mondiale, considèrent ainsi ces corridors routiers comme des investissements capables d’améliorer progressivement l’intégration économique de la RDC. Les spécialistes rappellent toutefois que les résultats dépendront aussi de la qualité des travaux réalisés, de l’entretien futur des routes et de la capacité des autorités à assurer des financements durables pour la maintenance des infrastructures.

— Peter MOYI

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