La RDC et la Zambie font partie des principales zones productrices de cuivre. Avec la hausse des prix et des attentes fortes liées à l’électrification, à l’IA et aux centres de données, un débat s’impose, comment transformer ce cycle en gains durables pour les économies locales.
La semaine dernière, au Future Minerals Forum de Riyad, un échange avec Guy Robert Lukama, Chipokota Mwanawasa, Cornwell Muleya, Jason Frey et Kostas Bintas a mis en avant une évolution nette dans le discours sur le Copperbelt. Le sujet ne se limite plus aux volumes ou aux redémarrages de mines. Il se déplace vers l’aval, avec de nouvelles capacités de fonderie et de traitement, et avec des investissements lourds dans les corridors logistiques, dont Lobito. L’enjeu est simple, où se crée la valeur, et qui la conserve.
Une équation concrète pour les emplois, l’électricité et les routes

Plusieurs contraintes reviennent comme des points de blocage. D’abord, la fiabilité de l’électricité. Sans courant stable, les usines de transformation tournent au ralenti, les coûts montent, les projets se retardent. Ensuite, la logistique. Si les routes, le rail et les corridors ne suivent pas, exporter du concentré ou du métal reste lent et cher. Les intervenants ont aussi insisté sur le financement. Les besoins sont élevés, donc il faut des montages coordonnés et des modèles adaptés, surtout pour des infrastructures qui servent plusieurs pays et plusieurs entreprises.
Le débat a aussi porté sur les partenariats mondiaux autour de la “sécurité” des minerais stratégiques. Ces coopérations peuvent ouvrir des portes, mais elles ne créent pas automatiquement de retombées locales. La condition évoquée est claire, aligner ces partenariats sur des priorités nationales de développement. Dans ce cadre, l’ajout de valeur local devient un objectif central, pas un supplément. Même logique pour la durabilité et la traçabilité, présentées comme des facteurs de compétitivité, pas seulement des exigences de conformité.
Au final, l’opportunité du Copperbelt se joue sur l’exécution, transformer des prix favorables, des investissements et des intentions politiques en chaînes de valeur du cuivre intégrées, solides et responsables, avec des effets visibles pour la population.
— La Rédaction


