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RDC : 61 % des actions réalisées au ministère du Plan, des retards persistants en 2025

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À Kinshasa, le ministère du Plan indique que 61 % des actions prévues en 2025 ont été exécutées, contre 24 % sans aucune réalisation. Ces résultats proviennent des contrats de performance signés avec certains établissements publics et présentés lors d’une séance officielle de restitution. Ils donnent une première lecture du niveau d’exécution des engagements pris par ces structures.

Le ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo, salue les progrès enregistrés, mais il met l’accent sur les insuffisances. Pour lui, un taux d’inexécution de 24 % reste élevé et pose un problème de discipline dans la mise en œuvre des politiques publiques. Il appelle les responsables des établissements concernés à renforcer le suivi interne et à respecter les engagements pris, car ces contrats visent à lier les moyens alloués aux résultats obtenus.

Le gouvernement veut renforcer le suivi et étendre le mécanisme

L’évaluation a porté sur trois institutions, l’Institut national de la statistique, l’Agence nationale pour la promotion des investissements et l’Unité de Conseil et de Coordination des Partenariats Public-Privé. À travers ces contrats, le gouvernement introduit une logique de gestion orientée vers les résultats. Chaque structure doit atteindre des objectifs définis à l’avance et produire des rapports réguliers pour rendre compte de son niveau d’exécution.

Le dispositif s’appuie sur un arrêté du 26 mars 2025 qui met en place un comité de suivi-évaluation. Ce comité contrôle l’avancement des actions et impose un suivi périodique. Les établissements publics doivent transmettre leurs données à la tutelle, tandis que le ministère du Plan prévoit de digitaliser progressivement les outils de suivi pour améliorer la fiabilité des informations et limiter les retards. L’objectif est aussi de mieux mesurer l’efficacité des dépenses publiques, c’est-à-dire vérifier si l’argent engagé produit réellement les effets attendus.

Au-delà de ces trois structures, le ministère annonce une extension progressive du mécanisme à d’autres établissements publics. Cette approche vise à réduire l’écart entre les objectifs annoncés et les résultats observés sur le terrain, un défi récurrent dans la gestion publique en RDC. La séance s’est clôturée par la validation des rapports de performance de 2025 et le lancement des préparatifs pour l’exercice suivant. Le gouvernement fixe une échéance précise : les contrats de performance 2026 doivent être finalisés et soumis à la signature au plus tard le 15 mai 2026, avec une priorité donnée à l’exécution concrète des engagements.

— Peter MOYI

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