L'Africa Finance Corporation (AFC) veut ajouter le minerai de fer et l'uranium à ses investissements miniers en Afrique, a indiqué le responsable de ses activités minières à Reuters. L'institution, basée à Lagos, est aussi chef de file du développement du corridor de Lobito, qui relie les mines de RDC et de Zambie à l'Atlantique.

L’Africa Finance Corporation (AFC) veut ajouter le minerai de fer et l’uranium à ses investissements miniers en Afrique, a indiqué le responsable de ses activités minières à Reuters. L’institution, basée à Lagos, est aussi chef de file du développement du corridor de Lobito, qui relie les mines de RDC et de Zambie à l’Atlantique.
L’AFC cherche des investissements dans le minerai de fer et l’uranium pour étendre sa présence dans les projets de minerais critiques sur le continent, a déclaré à Reuters Franklin Edochie, directeur adjoint et responsable des mines de l’institution financière basée à Lagos. Il s’exprimait en marge d’une conférence minière au Cap, le 16 octobre.
Les minerais critiques, indispensables aux véhicules électriques et aux énergies renouvelables, sont devenus un enjeu de compétition mondiale. Les États-Unis et d’autres grandes économies veulent sécuriser leurs approvisionnements et réduire leur dépendance à la Chine.
Franklin Edochie précise que l’intérêt de l’AFC pour le secteur minier africain est large, des métaux précieux aux métaux de base et aux minerais critiques. L’institution détient déjà des participations dans l’or, la bauxite, le cuivre et le manganèse sur le continent. Elle veut désormais y ajouter le minerai de fer et l’uranium.
Pour le minerai de fer, le responsable de l’AFC estime que la production combinée de la Guinée, du Liberia, de la Mauritanie et de la Sierra Leone pourrait, d’ici dix ans, équivaloir « facilement » à celle d’un des trois premiers producteurs mondiaux en volume. L’AFC travaille au financement de ces projets, et il espère pouvoir annoncer quelque chose sur l’uranium et le minerai de fer d’ici six à douze mois.
L’AFC est aussi chef de file du développement du corridor de Lobito, un couloir de transport de minerais soutenu par les États-Unis. Il doit relier les mines de cuivre et de cobalt d’Afrique à la côte atlantique. Le projet combinera des lignes ferroviaires nouvelles et existantes reliant les mines de Zambie et de la République démocratique du Congo au port angolais de Lobito.





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