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Aluminium : les prix pourraient dépasser 3 400 USD la tonne en 2026

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Le marché mondial de l’aluminium reste orienté à la hausse. Une banque australienne anticipe un prix supérieur à 3 400 USD la tonne cette année, soutenu par un déficit mondial croissant de l’offre et par une demande industrielle qui continue de progresser malgré les tensions géopolitiques et les ralentissements économiques observés dans plusieurs régions.

Selon ces prévisions, le déficit du marché mondial pourrait atteindre environ 2,7 millions de tonnes en 2026, avant de ralentir à 1,1 million de tonnes en 2027. Cette situation serait principalement liée aux pertes de capacités de production et à une offre jugée insuffisante face à la croissance structurelle de la demande.

L’aluminium reste aujourd’hui l’un des métaux les plus stratégiques pour l’industrie mondiale. Il est utilisé dans les transports, les infrastructures électriques, l’aéronautique, les emballages, les équipements industriels et les technologies liées à la transition énergétique. La demande mondiale devrait encore progresser de 2 à 2,3 % en 2026, après une croissance estimée à environ 3 % en 2025.

Les tensions géopolitiques continuent d’influencer les marchés

Les investisseurs surveillent également l’évolution de la situation au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce énergétique mondial. Une réouverture plus stable du corridor maritime pourrait provoquer un recul temporaire des prix de l’aluminium, mais les analystes estiment que ce mouvement serait limité par le retour des opérations de restockage dans l’industrie manufacturière.

Autrement dit, même si certaines tensions géopolitiques s’atténuent, les fondamentaux du marché restent favorables à des prix élevés.

Cette dynamique concerne aussi indirectement la RDC. Même si le pays n’est pas un producteur majeur d’aluminium, la hausse générale des métaux industriels confirme la place croissante des matières premières stratégiques dans l’économie mondiale. Cuivre, cobalt, lithium, nickel et aluminium deviennent des ressources centrales pour les chaînes industrielles liées à l’énergie, aux batteries, aux véhicules électriques et aux infrastructures numériques.

Pour les pays producteurs de minerais comme la RDC, cette tendance ouvre des opportunités de revenus et d’investissements. Mais elle accentue également la concurrence mondiale autour des ressources minières et des infrastructures logistiques capables d’alimenter les marchés internationaux.

Les analystes considèrent désormais que la pression sur les métaux industriels ne relève plus seulement de cycles économiques classiques. Elle reflète une transformation plus profonde des besoins industriels mondiaux, portée par l’électrification, la transition énergétique et la réorganisation des chaînes d’approvisionnement.

Dans ce contexte, les marchés restent particulièrement sensibles aux perturbations de production, aux risques géopolitiques et aux contraintes logistiques internationales, autant de facteurs susceptibles de maintenir les prix des métaux à des niveaux élevés dans les prochaines années.

— M. MASAMUNA

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