La Banque Centrale du Congo a achevé, avec l’appui du FMI, la septième session technique sur la mise en place d’un Système de Prévision et d’Analyse de la Politique Monétaire. Ce travail doit aider la BCC à mieux anticiper l’évolution de l’économie et à prendre des décisions plus solides.
La Banque Centrale du Congo avance dans le renforcement de ses outils d’analyse économique. Avec l’Institut de développement des capacités du Fonds monétaire international, elle vient de clôturer la septième session technique consacrée au Système de Prévision et d’Analyse de la Politique Monétaire, connu sous le sigle FPAS.
Ce dispositif vise à améliorer la manière dont la BCC prépare ses décisions. Il repose notamment sur un modèle de projection trimestriel, appelé QPM. En termes simples, ce modèle sert à simuler l’évolution possible de plusieurs indicateurs économiques sur les prochains trimestres. Il aide les équipes techniques à mieux comprendre les tendances liées à l’inflation, à l’activité économique ou encore aux conditions monétaires.
La mission a aussi porté sur des outils de prévision à court terme et de suivi en temps réel de la conjoncture. Le nowcasting, par exemple, permet d’estimer l’état actuel de l’économie avant la publication complète des données officielles. Pour une banque centrale, ce type d’outil est utile car les décisions monétaires doivent souvent être prises avant que toutes les statistiques ne soient disponibles.
Sous l’impulsion du gouverneur André Wameso, la BCC veut donc renforcer la qualité de ses prévisions macroéconomiques et mieux exploiter les données disponibles. L’objectif est de rendre les décisions de politique monétaire plus lisibles et mieux fondées.
Le gouverneur a reçu les équipes du FMI le jeudi 29 avril 2026. À cette occasion, il a réaffirmé son engagement à accompagner l’achèvement de ce projet. Cette coopération traduit la volonté de la BCC de rapprocher ses méthodes d’analyse des standards utilisés par les banques centrales dans la conduite de la politique monétaire.
— M. KOSI


