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Énergie : un accord ARE–UCM pour sécuriser les financements et accélérer les réformes du secteur électrique

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La République démocratique du Congo franchit une étape opérationnelle dans la réforme de son secteur énergétique avec la signature, le 9 avril 2026 à Kinshasa, d’un accord entre l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité et l’Unité de Coordination et de Management des Projets. Cet accord encadre la mise en œuvre de programmes financés par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, notamment les projets AGREE et PAGASE.

La cérémonie s’est tenue sous la supervision du ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, en présence des équipes techniques des institutions concernées. Elle vise à clarifier les rôles entre les acteurs clés du secteur, dans un contexte où la coordination et la gouvernance restent des défis majeurs.

Une gouvernance mieux structurée pour capter les financements

ARE

L’accord définit une répartition précise des responsabilités : à l’ARE, les fonctions techniques, incluant la définition des normes, le suivi des études et la validation des livrables ; à l’UCM, la gestion fiduciaire des projets et la coordination opérationnelle. Cette articulation vise à réduire les chevauchements institutionnels et à améliorer l’efficacité de l’exécution.

L’enjeu est financier autant qu’institutionnel. Plusieurs centaines de millions de dollars sont attendus dans le cadre de ces programmes, avec des échéances de décaissement à court et moyen terme. Une mauvaise coordination pourrait retarder, voire compromettre, l’accès à ces ressources.

En renforçant les mécanismes de suivi et de traçabilité, les autorités cherchent à sécuriser les financements et à garantir leur utilisation conforme aux objectifs des bailleurs.

Accélérer l’accès à l’électricité

Au-delà de l’architecture institutionnelle, cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer l’accès à l’électricité, encore limité à une partie de la population. La modernisation du secteur passe par une meilleure régulation, une transparence accrue et une exécution plus rapide des projets.

Dans cette dynamique, une prochaine étape est déjà annoncée avec la signature attendue d’un partenariat avec l’ANSER RDC, afin d’étendre l’impact des réformes vers les zones rurales.

Pour les autorités, l’objectif est clair : créer un environnement plus crédible pour les investisseurs et les partenaires techniques, tout en posant les bases d’un système électrique plus performant. Dans un pays où le déficit énergétique freine l’industrialisation, la réussite de cette coordination sera déterminante pour transformer les engagements financiers en projets concrets.

— M. KOSI

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