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Kinshasa : 69 km de routes déjà réalisés en 2025, mais 75 % du réseau reste non bitumé

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En 2025, la capitale congolaise a déjà vu sortir de terre 69 kilomètres de voirie urbaine en béton armé, selon le ministre provincial des Infrastructures et Travaux publics. Cet avancement s’inscrit dans le cadre d’un budget de 1,29 milliard de dollars, approuvé par l’assemblée provinciale, dont plus de 70 % ont été effectivement décaissés, principalement pour financer des projets routiers.

Les chantiers en cours touchent plusieurs zones stratégiques : réaménagement de la place de la gare de Kintambo, construction d’un immeuble parking à la place Mapenza, modernisation des axes dans les communes de Barumbu, Kinshasa, Lingwala et Kintambo, mais aussi grands projets autoroutiers comme Kinshasa-Banana ou la liaison rapide entre le rond-point Safricace et l’aéroport de N’djili. À cela s’ajoutent la mise en place d’un logiciel de gestion des plaintes d’immatriculation, la réhabilitation de routes secondaires, l’éclairage public et la construction de l’avenue Lumumba à Ngaba.

Le Conseil des ministres a invité le ministre à renforcer ses démarches auprès des partenaires financiers pour maintenir le rythme des travaux dans les communes ciblées. Pourtant, les défis restent immenses : sur les 4 000 kilomètres que compte le réseau routier de Kinshasa, seulement 1 000 kilomètres sont bitumés, et parmi eux, 850 kilomètres sont fortement dégradés. Les 3 000 kilomètres restants, non revêtus, se trouvent dans un état naturel, souvent impraticable.

Cette situation est aggravée par un trafic estimé entre 40 000 et 50 000 véhicules par jour et par un manque chronique d’entretien. Les critiques se multiplient également autour de l’utilisation des fonds publics : plusieurs enquêtes pointent des détournements dans certains programmes, dont « Tshilejelu » et « Kinshasa Zéro trou », réduisant l’impact des investissements sur le terrain.

— Peter MOYI

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