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Minerais critiques : les États-Unis et l’Union européenne s’organisent pour sécuriser leurs approvisionnements

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Dernière mise à jour : avril 13, 2026 11:36 pm
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il y a 2 mois
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les États-Unis et l’Union européenne
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Les États-Unis et l’Union européenne accélèrent leur coordination pour garantir l’accès aux minerais critiques, essentiels à l’énergie et aux technologies modernes. Selon des informations relayées par Bloomberg, les deux blocs travaillent à un accord couvrant toute la chaîne, de l’extraction jusqu’au raffinage, avec un objectif clair, réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine et sécuriser l’approvisionnement en ressources comme le cuivre, les terres rares et le graphite.

Aujourd’hui, la Chine domine largement ces marchés, en particulier dans la transformation des minerais. En 2025, Pékin a renforcé ses restrictions à l’exportation sur certaines terres rares, ce qui montre sa capacité à influencer les chaînes d’approvisionnement mondiales. Face à ce rapport de force, Washington et Bruxelles cherchent à bâtir une réponse coordonnée. Ils envisagent plusieurs leviers : soutenir financièrement des producteurs alternatifs, coordonner leurs investissements et développer des projets communs. L’idée de fixer des prix minimums pour certains minerais est aussi à l’étude afin de garantir des revenus stables aux fournisseurs non chinois et encourager de nouveaux investissements.

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Les États-Unis et l’Union européenne accélèrent leur coordination pour garantir l’accès aux minerais critiques, essentiels à l’énergie et aux technologies modernes. Selon des informations relayées par Bloomberg, les deux blocs travaillent à un accord couvrant toute la chaîne, de l’extraction jusqu’au raffinage, avec un objectif clair, réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine et sécuriser l’approvisionnement en ressources comme le cuivre, les terres rares et le graphite.L’Afrique, au cœur des nouveaux équilibres miniers

Cette stratégie s’inscrit dans une logique plus large de diversification des sources d’approvisionnement. Les États-Unis ont déjà renforcé leurs partenariats avec des pays comme l’Australie, le Canada et le Japon. De son côté, l’Union européenne intègre progressivement les minerais critiques dans ses accords commerciaux. Les deux blocs participent également au Forum on Resource Geostrategic Engagement, un cadre de coopération qui vise à sécuriser l’accès aux ressources stratégiques dans un contexte de tensions économiques croissantes. Derrière ces initiatives, il y a un enjeu industriel direct : le cuivre est indispensable aux réseaux électriques, le lithium et le graphite sont au cœur des batteries, et les terres rares sont utilisées dans les éoliennes et les véhicules électriques.

L’Afrique, au cœur des nouveaux équilibres miniers

Cette recomposition mondiale place l’Afrique dans une position stratégique. Le continent concentrerait près de 30 % des réserves de minerais critiques, ce qui attire de plus en plus d’investissements. La République démocratique du Congo occupe une place centrale dans ce dispositif, en tant que premier producteur mondial de cobalt et acteur clé du cuivre, deux ressources indispensables à la transition énergétique.

Les initiatives récentes confirment cet intérêt. Les États-Unis renforcent leur présence à travers des partenariats miniers, tandis que l’Union européenne déploie des programmes comme PanAfGeo+ pour structurer le secteur extractif et améliorer l’attractivité des investissements. Pour la RDC, l’enjeu ne se limite plus à extraire les minerais. Le défi est de transformer une plus grande part de ces ressources sur place, afin de capter davantage de valeur et de soutenir l’industrialisation. Cela suppose aussi une meilleure gouvernance du secteur, pour encadrer les contrats et maximiser les retombées économiques.

Un accord entre Washington et Bruxelles pourrait redessiner les flux d’investissement et modifier les équilibres industriels. Pour la RDC, la priorité sera de s’insérer dans cette nouvelle organisation et de traduire cette demande accrue en bénéfices concrets pour l’économie nationale.

— Peter MOYI

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