Le 17 avril 2026, la délégation congolaise a rencontré le Fonds monétaire international à Washington pour préparer la troisième évaluation du programme économique du gouvernement, attendue du 23 avril au 6 mai 2026. Autour de la table figuraient le ministre des Finances Doudou Fwamba, le vice-ministre du Budget Elisé Bokumwana et le gouverneur de la Banque centrale du Congo André Wameso, face à l’équipe du FMI conduite par son chef de mission.
Les échanges ont permis de faire le point sur l’état de préparation de cette revue. Le FMI attend encore certaines informations de la part des autorités congolaises afin de vérifier si les engagements pris dans le Programme économique du Gouvernement sont respectés. Ce programme encadre les choix économiques du pays, notamment la gestion des recettes et des dépenses publiques, ainsi que les mesures visant à stabiliser les prix.
Une analyse élargie à l’ensemble de l’économie
La mission annoncée ira au-delà du suivi du programme en cours. Le FMI a précisé qu’elle inclura aussi les consultations au titre de l’Article IV, un exercice régulier qui consiste à examiner la situation économique globale d’un pays. Cette étape permet d’évaluer les équilibres économiques et d’identifier les points de fragilité.
Plusieurs dossiers seront examinés en profondeur. La question de la dette sera centrale, avec une analyse de la capacité du pays à rembourser sans fragiliser ses finances. La position extérieure sera aussi étudiée, c’est-à-dire les relations financières entre la RDC et le reste du monde, notamment les réserves et les engagements. Les dépenses sociales feront l’objet d’une attention particulière, car elles concernent directement les secteurs comme la santé et l’éducation. Enfin, le FMI cherchera à comprendre les facteurs qui expliquent l’inflation, autrement dit la hausse des prix qui pèse sur le quotidien des ménages.
Cette mission intervient alors que la RDC poursuit ses réformes économiques et cherche à maintenir la stabilité de ses finances. Les conclusions de cette évaluation pourraient influencer les prochaines décisions économiques et la poursuite du programme avec le FMI.
— Peter MOYI


