En République démocratique du Congo, plus de 7,3 millions de personnes nécessitent une assistance humanitaire, dont 5,38 millions de déplacés internes. Face à cette situation, la ministre d’État Eve Bazaiba a détaillé les besoins et les réponses en cours devant la Commission socio-culturelle.
La pression humanitaire reste élevée et pèse directement sur les finances publiques. Une partie de la population a dû quitter son lieu de vie, ce qui augmente les besoins en nourriture, en abris et en soins de santé. Ces dépenses s’ajoutent aux charges habituelles de l’État, dans un contexte où les ressources sont limitées.
La ministre a évoqué une contraction de l’espace budgétaire. Cela signifie que l’État dispose de moins de marges pour financer ses priorités. Cette situation est accentuée par le retrait de certains partenaires internationaux, qui réduisent leur soutien financier.
Des ressources limitées face à des besoins en hausse
Malgré ces contraintes, plusieurs partenaires continuent d’appuyer la réponse humanitaire. Il s’agit notamment du Programme alimentaire mondial (PAM), du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), de l’Union européenne et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Leur soutien permet de maintenir certaines opérations sur le terrain.
En parallèle, le gouvernement cherche à mobiliser davantage de ressources internes. L’une des pistes évoquées concerne l’activation de la dotation minière de 0,3 %. Ce mécanisme consiste à prélever une part des revenus issus de l’exploitation minière pour financer des actions sociales, notamment dans les zones affectées par les crises.
Cette approche vise à réduire la dépendance à l’aide extérieure et à mieux utiliser les richesses nationales pour répondre aux besoins urgents de la population.
Enfin, des réformes législatives sont annoncées pour renforcer la réponse humanitaire. L’objectif est d’adapter les règles et les mécanismes de financement à une situation qui ne relève plus de l’urgence ponctuelle, mais d’une pression durable sur les équilibres sociaux et économiques du pays.
— M. MASAMUNA


