Vodacom Congo a défendu le rôle du mobile money dans l’accès aux services financiers en RDC lors du UK-DRC Business Consortium. L’opérateur met en avant M-Pesa comme un levier pour faciliter les paiements, les transferts d’argent et l’accès progressif au financement.
En République démocratique du Congo, une part importante de la population reste en dehors du système bancaire classique. Dans ce contexte, le téléphone mobile devient un point d’entrée vers des services essentiels. Il permet d’envoyer et de recevoir de l’argent, de payer des biens et services, mais aussi, progressivement, d’accéder à des produits financiers plus avancés. Cette évolution s’inscrit dans une logique déjà observée dans les télécommunications, où l’Afrique a largement adopté le mobile sans passer par le téléphone fixe. Vodacom estime que les services financiers suivent aujourd’hui cette même trajectoire.
À travers M-Pesa, l’entreprise explique qu’elle développe un écosystème plus large que le simple transfert d’argent. La plateforme intègre des solutions de paiement, des mécanismes de crédit et de scoring, ainsi que des outils de financement pour les petites et moyennes entreprises. Le scoring permet d’évaluer le profil d’un utilisateur et sa capacité à rembourser un crédit, à partir de données disponibles sur ses transactions. Pour de nombreux acteurs économiques, notamment dans l’informel, ces outils offrent une première forme d’accès au financement.
Un outil au cœur de la transformation économique
Vodacom met également en avant son implication dans la formation des compétences locales. L’opérateur indique contribuer à former des ingénieurs et des spécialistes du numérique dans des domaines comme les technologies financières, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. L’objectif est de renforcer les capacités locales dans un secteur en forte croissance et de soutenir l’émergence d’un écosystème technologique capable de répondre aux besoins du marché congolais.
Dans le même temps, l’entreprise souligne sa position d’intermédiaire entre des zones rurales encore dominées par des réseaux de base, comme la 2G, et des solutions plus avancées développées par les fintechs. Cette cohabitation entre infrastructures limitées et innovations rapides traduit les défis structurels du pays. Le déploiement du mobile money s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large, où l’accès aux services financiers numériques peut contribuer à structurer l’économie, en rendant les transactions plus visibles et en facilitant l’intégration progressive des populations dans des circuits formels.
— M. MASAMUNA


