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Hydrocarbures

Kinshasa, les files devant les stations reviennent malgré un prix figé à 2 640 CDF

Des files de véhicules se sont reformées devant les stations de Kinshasa ces dernières semaines, après des épisodes en mars et en juin. Le ministère des Hydrocarbures dément toute pénurie, et le gouvernement réaffirme son engagement à maintenir les prix, avec l’essence à 2 640 CDF le litre depuis avril.

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Des files de véhicules se sont reformées devant les stations de Kinshasa ces dernières semaines, après des épisodes en mars et en juin. Le ministère des Hydrocarbures dément toute pénurie, et le gouvernement réaffirme son engagement à maintenir les prix, avec l’essence à 2 640 CDF le litre depuis avril.

Le ministère des Hydrocarbures a démenti le 6 octobre une pénurie de carburant à Kinshasa, pour la deuxième fois en un mois. Un premier communiqué, signé le 8 septembre par la ministre d’État Acacia Bandubola Mbongo, tenait déjà le même discours. Le ministère juge les stocks largement suffisants pour couvrir les besoins de la capitale.

Il attribue les files à des difficultés de livraison sur le dernier kilomètre, aggravées par les embouteillages, et à des achats de précaution. La réponse annoncée est une intensification des rotations nocturnes de camions-citernes, pour livrer quand la circulation est plus fluide. Le 7 octobre, des automobilistes disaient attendre plusieurs heures, certains venant avec des jerrycans.

Le 9 octobre, lors du 100e Conseil des ministres présidé par Félix Tshisekedi, la Première ministre Judith Suminwa a demandé de renforcer à court terme les capacités de transport et de distribution pour approvisionner régulièrement Kinshasa et les grandes villes. À moyen et long terme, elle a demandé d’accélérer la construction d’un nouveau pipeline vers l’ouest du pays et d’étendre le stockage et la distribution dans le sud, le nord et l’est. Le compte rendu parle d’un ralentissement temporaire de l’approvisionnement des points de distribution, face à une demande particulièrement forte, et non d’une pénurie générale.

Les prix à la pompe sont fixés par l’État, dans un comité de suivi qui réunit des ministères et des compagnies pétrolières. Dans la zone ouest, qui comprend Kinshasa, la dernière structure a fait passer l’essence de 2 440 à 2 640 CDF le litre et le gasoil de 2 430 à 2 635 CDF, soit des hausses d’environ 8,2 % et 8,4 % selon un calcul de Lepoint.cd. Le comité invoquait alors la crise au Moyen-Orient et son effet sur les produits raffinés. L’ACP constatait la hausse à Kinshasa le 17 avril. Au cours indicatif de la Banque centrale du Congo du 13 octobre, soit 2 261,67 CDF pour un dollar, le litre d’essence équivaut à environ 1,17 dollar.

Le scénario se répète depuis le printemps. Le 23 mars, la ministre avait nié toute pénurie en visitant SEP Congo à Gombe et évoqué des rumeurs. La distribution était revenue à la normale le 26 mars dans plusieurs quartiers. Le 16 juin, elle avait invoqué des contraintes techniques et administratives et assuré que les stocks couvraient les besoins nationaux pour plusieurs semaines.

Ces files pèsent d’abord sur les transports. Judith Suminwa a demandé au vice-Premier ministre de l’Économie nationale, avec les autorités de la ville, de faire appliquer strictement les tarifs en vigueur dans le transport public et de condamner les hausses décidées par certains transporteurs.