Le ministre de l’Économie numérique, , participe à l’Assemblée générale annuelle de organisée à Abidjan autour du thème « Identité numérique : des Digital Public Infrastructures (DPI) aux écosystèmes publics numériques (DPE) ». Cette rencontre réunit gouvernements africains, entreprises technologiques, institutions financières et experts spécialisés dans les systèmes d’identification numérique et les services publics digitaux.
À travers cette participation, la République démocratique du Congo cherche à renforcer sa coopération avec les acteurs africains et internationaux impliqués dans la transformation numérique des administrations publiques. L’objectif affiché est de construire progressivement un système d’identité numérique capable de sécuriser les services administratifs, améliorer l’accès des citoyens aux prestations publiques et soutenir la modernisation de l’État.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le vice-président ivoirien , qui a appelé les États africains à faire de l’identité numérique un outil d’inclusion sociale, de transparence et d’intégration régionale. Selon lui, les pays africains doivent dépasser les systèmes fragmentés afin de mettre en place des infrastructures numériques interconnectées capables de faciliter les échanges et l’accès aux services publics.
La RDC cherche à accélérer sa gouvernance numérique

En marge des travaux, la délégation congolaise a multiplié les rencontres techniques avec plusieurs entreprises spécialisées dans les technologies d’identification et les titres sécurisés, notamment Dermalog et IN Groupe. Les discussions ont porté sur les modèles de gouvernance numérique, la sécurisation des données et les expériences africaines en matière d’identité numérique interopérable.
Le président exécutif de , , a rappelé que les infrastructures numériques ne reposent pas uniquement sur la technologie, mais aussi sur la confiance des citoyens, la protection des données et la capacité des États à offrir des services publics fiables.
Pour la RDC, les enjeux dépassent le simple cadre administratif. Une identité numérique fonctionnelle pourrait faciliter l’accès aux services financiers, aux programmes sociaux, aux télécommunications, à la fiscalité et aux services publics digitaux. Elle peut également contribuer à améliorer la traçabilité des opérations administratives et à réduire certaines formes de fraude documentaire.
Mais plusieurs défis restent importants : faible couverture numérique dans certaines provinces, accès limité à Internet, protection des données personnelles, cybersécurité et capacité des administrations à intégrer des systèmes interconnectés.
La participation d’Augustin Kibassa Maliba à ID4Africa intervient dans un contexte où plusieurs pays africains accélèrent leurs investissements dans les infrastructures numériques publiques afin de soutenir la digitalisation de leurs économies et l’inclusion numérique des populations.
Pour les spécialistes du secteur, l’identité numérique devient progressivement un pilier des futures économies africaines, au même titre que les infrastructures énergétiques, financières ou logistiques. La capacité des États à construire des systèmes sécurisés et interopérables pourrait influencer leur compétitivité numérique dans les prochaines années.
— Joldie KAKESA


