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RN4 : des camions citernes bloqués sur l’axe Banalia-Télé, le trafic perturbé entre la Tshopo et le Bas-Uélé

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Une quarantaine de camions citernes sont immobilisés sur l’axe Banalia-Télé, dans la province de la Tshopo, à cause de la dégradation avancée de la RN4. Le blocage, signalé aux PK37 et PK45, ralentit fortement la circulation vers le Bas-Uélé et perturbe les échanges commerciaux entre les deux provinces.

La RN4 connaît une nouvelle interruption du trafic dans le nord-est de la RDC. Selon la Nouvelle société civile congolaise à Banalia, plusieurs véhicules lourds restent coincés dans les bourbiers sur cette route stratégique reliant la Tshopo au Bas-Uélé. Prince Yongo, coordonnateur territorial de l’organisation, indique qu’« une quarantaine de gros camions citernes » sont bloqués au PK37 de Banalia-centre, alors qu’un camion-benne est également immobilisé au PK45 sur le même axe. Les motos utilisées pour le transport des personnes et des produits agricoles rencontrent aussi de sérieuses difficultés de circulation.

Le tronçon concerné débute après la traversée de la rivière Aruwimi, sur l’axe Kisangani-Banalia, jusqu’à Télé, à la limite entre les deux provinces. Cette route reste essentielle pour l’acheminement du carburant, des marchandises et des produits de première nécessité. Lorsque les véhicules restent immobilisés plusieurs jours, les délais de livraison augmentent et les coûts de transport peuvent rapidement se répercuter sur les prix pratiqués dans les marchés locaux.

La situation inquiète d’autant plus que l’état de cette route se détériore depuis plusieurs mois. Déjà en août 2025, les autorités territoriales de Banalia alertaient sur le délabrement avancé de l’axe Kisangani-Banalia, avec près d’une cinquantaine de kilomètres devenus difficiles à pratiquer. Pour les populations locales, cette dégradation réduit la mobilité et freine les activités économiques dans une zone où le transport routier reste le principal moyen d’approvisionnement.

Face à cette situation, la société civile demande aux autorités provinciales et nationales d’engager des travaux urgents de réhabilitation afin de rétablir le trafic et sécuriser les échanges entre la Tshopo et le Bas-Uélé. Tant que les bourbiers continueront à bloquer les convois, la RN4 restera un obstacle pour le commerce local et la circulation des biens dans cette partie du pays.

— Peter MOYI

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