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Depuis la prise de Bukavu par le M23, le prix du kilogramme de riz à Mwenga-centre a augmenté de 150 %, passant de 2 000 à 5 000 francs congolais.​

Depuis la prise de Bukavu par le M23 en février 2025, les habitants du Sud-Kivu subissent une inflation marquée des produits de première nécessité. À Mwenga-centre, par exemple, le prix du kilogramme de riz est passé de 2 000 à 5 000 francs congolais, tandis que celui du haricot a grimpé de 1 500 à 5 000 francs congolais. Le litre d'essence a également augmenté, passant de 4 500 à 7 000 francs congolais. Cette flambée des prix, combinée à la rareté des produits, aggrave la précarité des populations locales. De plus, la pénurie de carburant perturbe les services essentiels, notamment les télécommunications et l'approvisionnement en médicaments, accentuant les difficultés sanitaires.

riz

Depuis la prise de Bukavu par le groupe rebelle M23, les habitants du Sud-Kivu font face à une hausse marquée des prix des produits de première nécessité. À Mwenga-centre, par exemple, une bouteille de bière est passée de 5 000 à 11 000 francs congolais, tandis que le kilogramme de riz a grimpé de 2 000 à 5 000 francs congolais. De même, le prix du haricot a augmenté de 1 500 à 5 000 francs congolais, et un verre de sel est désormais vendu à 2 000 francs congolais, contre 1 000 auparavant.

Cette inflation touche également le secteur des transports. Le trajet en taxi entre Bukavu et Kilungutwe coûte désormais entre 70 000 et 80 000 francs congolais, contre 50 000 à 60 000 francs congolais en bus. Le prix du litre d’essence a également augmenté, passant de 4 500 à 7 000 francs congolais.

La pénurie de carburant a des répercussions sur les infrastructures essentielles. Les opérateurs de télécommunications, tels qu’Airtel et Orange, peinent à fournir leurs services, isolant davantage la population. Par ailleurs, l’approvisionnement en médicaments est quasi inexistant, aggravant la situation sanitaire déjà précaire.

La fermeture des banques dans les zones sous contrôle du M23 complique l’accès aux comptes bancaires pour les habitants, contribuant à l’instabilité du taux de change et à la hausse des prix des produits de première nécessité.

Sur les huit territoires que compte le Sud-Kivu, seuls quatre restent sous l’autorité du gouvernement central, les autres étant passés sous le contrôle du M23. Bukavu, principal centre d’approvisionnement de la province, est désormais isolé, paralysant l’économie locale et accentuant les difficultés pour les habitants.

Les populations du Sud-Kivu continuent de subir les conséquences de ce conflit, qui dépasse largement les frontières provinciales, dans un contexte de silence médiatique préoccupant. Cette crise humanitaire et économique mérite une attention accrue de la communauté internationale.

— M. KOSI